18/11/2005
Puissance de la confession
320. 12.8.1934.
Un malaise soudain, une souffrance mortelle. Ce n’était pas la mort en tant que passage à la vraie vie, mais un avant-goût de ses souffrances. La mort est terrible bien qu’elle nous donne la vie éternelle. Brusquement, je me sentis mal : la respiration me manqua, ma vue s’obscurcit, je sentis le dépérissement de mes membres. Cette suffocation est effrayante. Un seul moment d’une telle suffocation paraît extrêmement long…. S’y ajoute une singulière peur malgré la confiance.
Je désirais recevoir les Derniers Sacrements. Mais la Sainte Confession me causa bien des difficultés, malgré mon désir de me confesser. On ne sait ce que l’on dit on commence une chose et on finit par une autre. Oh ! que Dieu garde toute âme de la pensée de remettre la confession à la dernière heure ! J’ai compris l’extrême puissance que les paroles du prêtre font descendre sur l’âme du malade. Quand j’ai demandé à mon Père spirituel si j’était prête à paraître devant Dieu et si je pouvais être en paix, je reçus cette réponse : « Oui, vous pouvez être tout à fait en paix maintenant, comme après chaque confession hebdomadaire.» Grande est la grâce divine qui accompagne ces paroles sacerdotales ! L’âme en retire force et courage pour le combat.
321.
O Ordre religieux, ma mère, comme il est doux de vivre en toi, mais plus doux encore d’y mourir !
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