28/09/2005

Marie Yvonne-Aimée de Malestroit

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25/09/2005

Divin abîme

706. 2.X. 1936. "Premier vendredi du mois. Après la Sainte Communion, soudain je vis le Seigneur Jésus qui me dit ces paroles : " Maintenant je sais que tu ne M’aimes ni pour la grâce, ni pour les dons. Mais Ma volonté t’est plus précieuse que la vie. C’est pourquoi Je m’unis à toi plus étroitement qu’avec aucune autre créature. "

707. A ce moment Jésus disparut. Mon âme fut inondée de la présence de Dieu. Je sais que je suis sous le regard de ce puissant Souverain. Je me plongeais toute dans la joie, qui vient de Dieu. Toute la journée, je vécus abîmée en Dieu sans interruption. Le soir je suis entrée pour ainsi dire dans une étrange agonie. Mon amour désire égaler l’amour de ce puissant Souverain. Il est si violemment attiré vers Lui que sans une grâce spéciale de Dieu, il est impossible de supporter cette quantité de grâces. Mais je vois clairement que Jésus Lui-même, me soutient, me fortifie et me rend capable de me maintenir en Sa présence. L’âme est particulièrement active en tout cela.

708. 3.X.1936. Aujourd’hui, durant le rosaire, je vis soudain un ciboire avec le Saint Sacrement. Le ciboire était découvert et plein d’hosties. Du ciboire sortit une voix : " Ces hosties ont été consommées par des âmes converties par ta prière et tes souffrances. " Ici je sentis la présence de Dieu à la façon d’un enfant – je me sentais étrangement enfant..."

21/09/2005

30. XII. 1936. Retraite d’un jour

855.

"Pendant la méditation du matin, j’ai ressenti une aversion et une répugnance pour tout ce qui est crée. Tout me paraît si pâle, mon esprit est détaché de tout. Je ne désire que Dieu seul, et cependant je dois vivre. C’est un martyre que je ne peux décrire. Dieu se donne à l’âme avec amour et l’entraîne dans les inconcevables profondeurs de la Divinité. Mais en même temps Il la laisse sur cette terre dans le seul but de souffrir et d’agoniser en languissant après Lui. Et ce puissant amour est si pur que Dieu, Lui-même y trouve Son délice. L’amour-propre n’a pas de part à ses actions, car ici tout est parsemé d’amertume, donc tout est très pur. La vie est une perpétuelle mort, douloureuse et terrible. Mais en même temps elle est la base de la vraie vie, du bonheur inconcevable, de la force de l’âme. Et par là même, l’âme est capable de grandes actions pour Dieu.

856. Le soir, j’ai prié pendant quelques heures, d’abord pour mes parents et ma famille, pour la Mère Générale et toute la Congrégation, pour nos élèves, pour trois prêtres à qui je dois beaucoup. J’ai parcouru le monde entier en long et en large et j’ai rendu grâce à l’insondable miséricorde de Dieu pour toutes les grâces données aux hommes. Et je Lui ai demandé pardon pour tout ce qui L’a offensé.

857. Pendant les vêpres, j’ai aperçu Jésus qui a regardé doucement et profondément mon âme. « Prends patience, ma fille, ce ne sera plus long. » Ce regard profond et ces paroles, ont donné à mon âme force, puissance et courage, ainsi qu’une étrange confiance que j’accomplirai tout ce qu’Il exige de moi, malgré tant d’énormes difficultés. Elles introduisirent aussi dans mon âme l’étrange conviction que le Seigneur est avec moi et qu’avec Lui je peux tout. Toutes les puissances du monde et de l’enfer entier ne me sont rien, tout doit s’écrouler de par la puissance de Son Nom. Je remets tout entre Vos mains, ô mon Seigneur et mon Dieu. Unique Chef de mon âme, dirigez-moi d’après Vos désirs éternels."

18/09/2005

7 août 1936

674.  "Quand je reçus cet article sur la Miséricorde Divine, avec cette image, je fus étrangement pénétrée de la présence Divine. Je me plongeai dans la prière d’action de grâce et soudain je vis Jésus dans une grande clarté, comme Il est peint et, à Ses pieds, je vis le Père Andrasz et l’abbé Sopocko. Tous deux tenaient une plume en main et du bout de chaque plume sortaient des étincelles et des éclairs de feu qui frappaient une grande foule de gens courant je ne sais où. Quand ils étaient touchés de ces rayons les gens se détournaient de la foule et tendaient leurs mains vers Jésus. Les uns revenaient avec grande joie, d’autres avec une grande douleur et à regret. Jésus les regardait tous très gracieusement. Après un instant je restai seule avec Jésus et dis : « Jésus, prenez-moi, car Votre volonté est déjà accomplie. » Jésus me répondit : « Ma volonté n’est pas encore tout à fait accomplie en toi. Tu vas encore beaucoup souffrir. Mais Je suis avec toi, n’aie pas peur. »"

15/09/2005

Nuit de l'âme

"101. Jésus, vous seul savez comment l’âme, enveloppée de ténèbres, gémit dans ces supplices et que, malgré cela, elle a faim et soif de Dieu comme une bouche brûlée a soif d’eau. Elle meurt et se dessèche, elle meurt d’une mort sans mort, c'est-à-dire qu’elle ne peut pas mourir. Ses efforts sont inutiles, une main puissante est posée sur elle.

Désormais elle est au pouvoir du Juste. Toutes les tentations extérieures cessent, tout ce
Qui l’entoure se tait. Comme l’agonisant, l’âme perd de vue tout ce qui est extérieur :
Elle est toute entière recueillie sous la puissance du Dieu Juste et Trois fois Saint.
« Rejetée pour l’éternité » : c’est le moment suprême, et Dieu seul peut éprouver l’âme de cette façon, car Lui seul sait qu’elle est capable de le supporter. Quand l’âme a été
entièrement consumée par ce feu infernal, elle est prise de désespoir.

Mon âme a vécu ce moment, alors que j’étais seule dans ma cellule. Quand elle commença à s’enfoncer dans le désespoir, j’entrais en agonie ; je saisis ma petite croix et la serrait convulsivement dans la main. Je sentis qu’en moi, le corps se détachait de l’âme, si bien que, désirant aller voir mes Supérieures, je n’en avais plus la force. J’ai alors prononcé les derniers mots : « Miséricorde de Dieu, j’ai confiance en vous ! » et il m’a semblé que j’avais augmenté la colère de Dieu.

Je sombrais dans le désespoir et seul, de temps en temps, un gémissement douloureux, un gémissement inexprimable s’exhalait de mon âme, à l’agonie. Il me semblait que je resterais dans cet état, car je me sentais incapable d’en sortir par mes propres forces. Chaque souvenir de Dieu me plonge dans un océan d’indicibles souffrances ; et malgré cela, il y a quelque chose dans l’âme qui est attiré vers Lui, mais il lui semble que ce n’est que pour qu’elle souffre davantage. Le souvenir de l’amour dont Dieu l’entourait  autrefois lui est un surcroît de tourment. Son regard la transperce, et sous ce regard, tout est brûlé dans l’âme.

102. Après un certain temps, une des Sœurs entra dans la cellule et me trouva presque morte. Effrayée, elle alla trouver la Mère Maîtresse, qui, en vertu de l’obéissance, m’ordonna de me lever. Aussitôt, je sentis des forces me revenir et je me relevai de terre, toute tremblante. La Maîtresse identifia d’emblée mon état, elle me parla de l’inconcevable  miséricorde divine : « Ne vous affligez de rien, ma sœur, je vous l’ordonne en vertu de l’obéissance. » Elle ajouta : « Maintenant je sais que Dieu vous appelle à une haute sainteté, le Seigneur veut vous avoir bien près de Lui, puisque Il permet de telles choses si tôt. Soyez fidèle à Dieu, ma Sœur, car c’est le signe qu’Il veut vous avoir haut dans le ciel. » Mais je ne comprenais rien à ces paroles.

Quand je suis entrée à la chapelle, je sentis comme si tout se détachait de mon âme, comme si je venais de sortir de la Main de Dieu. Je sentis l’inviolabilité de mon âme. Je sentis que j'étais un tout petit enfant.
103. Soudain je vis intérieurement le Seigneur qui me dit : « N’aie pas peur, ma fille, Je suis avec toi. ». A ce moment tous les tourments et les ténèbres prirent fin, mes sens furent pénétrés d’une joie indicible et les puissances de mon âme inondées de lumière. "

10/09/2005

Prière pour obtenir la béatification de Marthe Robin

Pour s'attarder un peu sur Marthe...

"Coeur Sacré de Jésus, Tu as manifesté à Marthe ton grand Dessein d'Amour et de Vie, pour attirer vers Toi ceux qui Te cherchent ou T'ont oublié, et pour que son incessante offrande de compassion et de miséricorde participe à une nouvelle Pentecôte.

Nous Te demandons que sa béatification par l'Eglise serve à Te faire connaître, Toi, Parole vivante d'Amour et de Paix, et que par l'intercession de Marie, nous suivions son exemple pour répondre aux appels de tous nos frères.

Daigne exaucer les prières que nous T'adressons par Ta servante Marthe en sorte que soient manifestées Ta Joie et Ta Gloire. Amen."

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07/09/2005

Quelques choses à propos d'elle...

 

 

 

...pour paraphraser le titre de l'ouvrage que Jean Guitton consacra à cette figure spirituelle marquante du siècle dernier, et ainsi, en attendant, peut-être un jour d'y revenir nous-même plus longuement, renvoyer au site de l'excellent Dominique Autié, où dans la note datée du jour, il émet une hypothèse fort stimulante à découvrir donc :

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04/09/2005

Apparition de Jésus

560.

"Une fois je vis le Seigneur vêtu d’une tunique claire, c’était dans un jardin d’hiver. « Ecris ce que Je te dis : "Mon délice est de M’unir à toi. Avec grand désir, J’attends et Je soupire après le moment où sacramentellement Je pourrai habiter dans ton couvent. Mon esprit s’y reposera et Je bénirai particulièrement la région qui l’environne. Par amour pour vous, J’en éloignerai tous les châtiments que la justice de Mon Père envoie à juste titre. Ma fille, J’ai incliné Mon Cœur vers tes demandes.
Ta tâche et ton devoir sont d’implorer la miséricorde pour le monde entier. Aucune âme ne trouvera justification, tant qu’elle ne s’adressera pas avec confiance à Ma Miséricorde. C’est pourquoi, le premier dimanche après Pâques sera la Fête de la Miséricorde et les prêtres doivent ce jour-là, parler aux âmes de Ma Miséricorde insondable. Je te fais la dispensatrice de Ma Miséricorde. Dis à ton confesseur que cette image doit être exposée dans l’église, et non dans la clôture de ce Couvent. Par elle beaucoup de grâces seront accordées aux âmes, il faut donc qu’elle soit accessible à tous. "
O mon Jésus, Vérité éternelle, je n’ai peur de rien, d’aucune difficulté, d’aucune souffrance. Je ne redoute qu’une seule chose ; c’est de Vous offenser. Mon Jésus, je préférerais ne pas exister que de Vous attrister, Jésus, Vous savez que mon amour ne connais personne que Vous, en qui mon âme s’est noyée. "

01/09/2005

L'Esprit de pauvreté

531.

"Après la Sainte Communion, je vis le Seigneur Jésus, qui me dit : « Aujourd’hui pénètre dans l’esprit de Ma pauvreté et arrange tout, pour que les plus dénués n’aies rien à M’envier. Ce n’est pas dans les grandes bâtisses, ni dans les constructions magnifiques, mais dans un cœur pur que Je trouve plaisir. "

532.

"Quand je suis restée seule, j’ai commencé à considérer l’esprit de pauvreté. Je vois clairement que Jésus n’avait rien, quoiqu’Il soit le Seigneur de toutes choses. Depuis la crèche empruntée, Il va vers la vie, faisant du bien à tous, sans avoir Lui-même, où reposer la tête. Et sur la Croix je vois le comble de son indigence, car Il n’a même pas de vêtement sur Lui. O Jésus, par le vœu solennel de pauvreté, je veux me faire semblable à Vous, la pauvreté sera ma mère. "

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