30/05/2005

Transformation de la souffrance en délice par la Grâce



302. Un grand amour peut transformer les petites choses en grandes. Ce n’est que l’amour qui donne de la valeur à nos actions. Plus notre amour deviendra pur, plus le feu de la souffrance se consumera en nous, et plus la souffrance cessera d’être pour nous une souffrance : elle deviendra un délice ! Par la grâce de Dieu, j’ai maintenant reçu cette disposition du cœur qui fait que jamais je ne suis aussi heureuse que lorsque je souffre pour Jésus, que j’aime par chaque battement de mon cœur.

Un jour, éprouvant une grande souffrance, j’ai abandonné mon emploi pour aller chez Jésus et Le prier de me donner Sa force. Après une très courte prière, je suis revenue à mon travail, pleine d’ardeur et de joie.

Une des Sœurs me dit : " Vous devez avoir aujourd’hui beaucoup de consolations, ma Sœur, car vous êtes si radieuse. Dieu ne vous envoie sûrement aucune souffrance, mais seulement des consolations. "
- " Vous vous trompez bien, ma Sœur, répondis-je, car c’est justement quand je souffre beaucoup, que ma joie est la plus grande, et quand je souffre moins, ma joie est moindre aussi. " Cependant cette âme me laissa entendre qu’elle ne me comprenait pas.

J’ai taché de lui expliquer que, quand nous souffrons beaucoup nous avons une merveilleuse occasion de témoigner notre amour à Dieu. Tandis que quand nous souffrons peu, nous n’avons qu’une petite occasion de Lui témoigner notre amour. Et quand nous ne souffrons pas du tout, alors . . . c’est que notre amour n’est ni grand, ni pur. Nous pouvons, par la grâce de Dieu parvenir à ce que la souffrance se change en nous en délice, car l’amour est capable d’accomplir de telles choses dans les âmes pures.

21/05/2005

N'aie pas peur!

Un jour que j’étais impressionnée par l’éternité et ses mystères, mon âme commença à se troubler. Comme je continuais ma méditation pendant un moment, diverses incertitudes commencèrent à me tourmenter. Soudain Jésus me dit : " Mon enfant, n’aie pas peur de la maison de ton Père. Laisse les vaines recherches aux sages de ce monde. Je veux te voir toujours petit enfant. Demande tout avec simplicité à ton confesseur, Je te répondrai par sa bouche. "

17/05/2005

La Passion : rencontre de l'Amour et du Péché

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407. Quand je me plonge dans la Passion du Seigneur, je vois souvent, pendant mon adoration, Jésus se présenter tel qu’Il était après la flagellation, lorsque les bourreaux l’emmenèrent et Lui ôtèrent Son vêtement, qui déjà collait à Ses Plaies. Celles-ci se rouvrirent pendant qu’ils ôtaient le vêtement. Alors on jeta sur les épaules du Seigneur et sur ses Plaies ouvertes un manteau rouge, sale et déchiré. Le manteau atteignait à peine les genoux.. On fit asseoir le Seigneur sur une poutre, puis on tressa une couronne d’épines, qu’on Lui posa sur la tête. On Lui mit en main un roseau et tous se moquaient de Lui et Lui rendaient hommage comme à un roi. Ils Lui crachaient au Visage d’autres prenaient le roseau et Le frappaient à la Tête, d’autres encore Lui voilaient la Face et le frappaient à coups de poings. Jésus supportait tout avec douceur. Qui le comprendra, qui comprendra Sa douleur ? Jésus avait le regard baissé à terre. J’ai ressenti ce qui se passait alors dans Son Coeur très doux. Que chaque âme considère ce que Jésus souffrait à cet instant. Ils s’acharnaient à insulter Jésus et je me demandais d’où venait une telle méchanceté dans l’homme. C’est le péché qui agit ainsi : l’Amour et le péché se sont rencontrés.

12/05/2005

La Signification des deux rayons jaillissant du Coeur de Jésus

(...dont on peut d'ailleurs remarquer qu'ils correspondent aux couleurs du drapeau polonais - je n'en connais pas l'histoire).



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299. Le secret de l’âme (Wilno, 1934)

Mon confesseur m’ayant dit, un jour de demander à Jésus ce que signifiait ces deux rayons, qui sont sur cette image, je répondis :
" Bien, je vais le demander au Seigneur. "

Pendant l’oraison j’entendis intérieurement ces paroles :
" Ces deux rayons indiquent le Sang et l’Eau : le rayon pâle signifie l’Eau, qui purifie les âmes ; le rayon rouge signifie le Sang, qui est la vie des âmes. . .

Ces deux rayons jaillirent des entrailles de ma Miséricorde, alors que Mon Cœur, agonisant sur la croix, fut ouvert par la lance.

Ces rayons protègent les âmes de la colère de Mon Père. Heureux est celui qui vivra dans leur lumière, car la Main du Dieu Juste ne l’atteindra pas. Je désire que le premier dimanche après Pâques soit la fête de la Miséricorde.

300. Demande à Mon fidèle serviteur, de proclamer en ce jour, Ma grande miséricorde au monde entier. Qui s’approchera, ce jour-là, de la Source de vie obtiendra la rémission de ses fautes et de leurs châtiments.

L’humanité ne trouvera pas la paix tant qu’elle ne se tournera pas avec confiance vers Ma miséricorde.

Oh ! comme l’incrédulité de l’âme Me blesse. Cette âme confesse que Je suis Saint et juste, et ne croit pas que Je suis la Miséricorde ! Mais elle se méfie de Mon amour. Les démons aussi croient en Ma justice, mais ne croient pas en Ma bonté. Mon cœur se réjouit de ce titre de Miséricordieux. Proclame que la Miséricorde est le plus grand attribut de Dieu. Toutes les œuvres de mes Mains sont couronnées de Miséricorde. "

09/05/2005

Vision des âmes, pures ou monstrueuses


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423. "Le 12.V.1935. Une fois, le soir, dès que je fus dans mon lit, je me suis immédiatement endormie. Mais je fus réveillée encore plus vite. Un petit enfant est venu et m’a réveillée. C’était un enfant d’un an peut-être, et je m’étonnais qu’Il parle si bien, car à cet âge, les enfants ne parlent pas ou indistinctement. Il était indiciblement beau et ressemblait à l’Enfant Jésus. Il me dit ces mots : « Regarde le ciel. » Lorsque j’ai regardé le ciel, j’ai aperçu les étoiles et la lune qui brillaient. Alors l’enfant m’a demandé : « Vois-tu cette lune et ces étoiles ? » J’ai répondu «oui. » - « Ces étoiles, reprit-Il, sont les âmes des fidèles chrétiens et la lune et la lune ce sont les âmes religieuses. Tu vois la grande différence de lumière entre la lune et les étoiles. Telle est au ciel la différence entre l’âme religieuse et l’âme d’un fidèle chrétien. » Et Il me dit que la véritable grandeur réside dans l’amour de Dieu et dans l’humilité.

424. Puis je vis une âme, qui se séparait du corps dans de terribles supplices. O Jésus, lorsque je dois écrire ceci, je frémis à la vue de ces atrocités, qui témoigne contre lui… Je voyais des âmes de petits enfants et de plus grands, vers les neuf ans, qui sortaient d’une sorte de gouffre boueux. Ces âmes étaient répugnantes et dégoûtantes, semblables aux plus horribles monstres et à des cadavres décharnés. Mais ces cadavres étaient vivants et rendaient hautement témoignage contre cette âme agonisante. Et l’âme que je voyais en agonie était une âme qui avait reçu de grands honneurs et des applaudissements mondains, et qui finissait dans le vide et le péché. Enfin une femme est sortie elle tenait des larmes, comme dans un tablier, et elle témoignait avec force contre lui.

425. Oh ! L’heure terrible où il faut voir toutes ses actions dans leur nudité et leur misère ! Aucune d’elles ne périra. Elles vont nous accompagner fidèlement jusqu’au jugement de Dieu. Je n’ai pas de mots ni de comparaisons pour exprimer des choses aussi terribles. Et bien que je croie que cette âme n’est pas damnée, cependant ses supplices ne diffèrent en rien des supplices de l’enfer, il y a seulement cette différence qu’ils finiront un jour.

426. Après un moment, j’aperçus à nouveau ce même Enfant qui m’avait réveillée. Il était d’une délicieuse beauté. Il m’a répété : « La véritable grandeur de l’âme réside dans l’amour de Dieu et dans l’humilité. » Je Lui demandai « D’où sais-tu que la véritable grandeur de l’âme réside dans l’amour de Dieu et dans l’humilité ? Les théologiens seuls peuvent savoir ces choses et toi, tu n’as même pas encore appris le catéchisme. Comment le sais-tu ? » Il me répondit : « Je le sais. Je sais tout. »- Et au même moment il disparut.

427. Cependant je ne pus me rendormir. Mon esprit était fatigué, paece que j’avais commencé à réfléchir à ce que j’avais vu. O âmes humaines, comme vous reconnaissez tard la vérité. O immensité de la miséricorde de Dieu, déversez-vous au plus vite sur le monde entier, comme vous-même me l’avez dit."


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06/05/2005

Vénérable Charles

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Celui dont le Sacré-Coeur frappait la tunique blanche immaculée, arpenteur des vents du "Deep South" saharien à Tamanrasset , devait être le premier vénérable béatifié par Benoît XVI. Un report de la cérémonie prévue le 15 mai a été annoncé le 5 avril au postulateur de la cause de béatification de Charles de Foucauld, sans plus de détail. Dans la plus stricte obéïssance sans laquelle il n'est pas d'authentique disciple du Christ, il faudra donc encore attendre avant que de voir progresser la cause de cette immense figure spirituelle, oisif et fortuné Saint-Cyrien ennuyé de tout et d'abord de lui-même, jusqu'à l'embrasement de tout son être par le grand incendie Christique, ignition qu'il n'aura alors de cesse de propager jusqu'au tréfonds des terres maghrébines, en silence, avec pour toute prédication l'estampille saignante du Sacré-Coeur accolée au poitrail ; officiant de solitaires eucharisties sur le monde...
Le point vernal de sa spiritualité est l'idée que lorsqu'on porte le Christ, lorsque le vieil homme L'a laissé Lui ménager, sinon encore toute, du moins assez de place pour rayonner sur tous, il n'est presque besoin de paroles...La Parole s'exprime alors silencieusement, dans la plus efficiente des éloquences, puisqu'ainsi la finitude des mots ne puit désormais la trahir...C'est d'une certaine façon, une déclinaison de l'abandon Thérèsien, où la créature consent au doux et douloureux holocauste de sa volonté, pour laisser latitude grande à l'office divin, dont elle n'est plus conséquemment en mesure d'usurper la paternité.
Le Coeur Sacré de Jésus qu'il portait ostensiblement était, de ce fait, non plus l'arrogant fer colonial, mais la ratification d'une vie plus haute, nourrie aux photons de la Vérité, la Voix, la Vie, et objet d'une photosynthèse surnaturelle, désirant plus que tout s'offrir, même, et surtout, à ceux qui la nient, par une intime et consubstanttielle nécessité.
L'Amour ne peut faire autrement que de se donner, c'est sa nature qui déborde.

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