30/04/2005

Divin colloque : la relation de Soeur Faustine au Seigneur

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"Ma relation avec le Seigneur est maintenant purement spirituelle ; mon âme est touchée par Dieu et se plonge entièrement en Lui jusqu'à l'oubli d'elle même ; pénétrée par Dieu elle sombre dans sa Beauté, elle sombre toute en Lui - je ne sais le décrire, car en écrivant j'emploie les sens, et là, dans cette union, les sens n'agissent pas, il y a une fusion entre Dieu et l'âme, la vie en Dieu à laquelle l'âme est admise est si grande que cela ne peut s'exprimer par la parole. Quand l'âme revient à la vie ordinaire, elle voit que cette vie est un crépuscule, un brouillard, un désordre, l'emmaillotement d'un petit enfant. Dans de tels moments, l'âme ne fait que recevoir de Dieu, car d'elle-même, elle ne fait rien, elle ne fait pas le moindre effort, Dieu fait tout en elle. Cependant, quand l'âme revient à son état ordinaire, elle voit qu'elle n'aurait pas la force de supporter plus longtemps cette union. Ces moments sont courts, ceux de cette union sont durables, l'âme ne peut pas rester longtemps dans cet état, car forcément, elle se délivrerait des liens du corps pour toujours, bien qu'elle soit miraculeusement soutenue par dieu. Dieu fait clairement connaître à l'âme, combien Il l'aime, comme si elle seule était l'objet de Ses prédilections. L'âme le perçoit de façon nette et comme sans voile, elle s'élance de tout son élan vers Dieu, mais elle se sent enfant ; elle sait que c'est au-delà de ses forces, c'est pourquoi Dieu s'abaisse vers elle et s'unit à elle d'une manière...ici je dois me taire, car ce que l'âme éprouve - je ne sais le décrire."

22/04/2005

Les âmes crucifiantes et les crucifiées

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Paroles du Seigneur Jésus à soeur Faustine:

Jeudi. L’adoration nocturne.
"Quand je suis venue pour adorer, un recueillement intérieur me saisit immédiatement. J’ai aperçu Jésus attaché à une colonne, dépouillé de ses vêtements et tout de suite la flagellation commença. J’ai vu quatre hommes qui, tour à tour, frappaient le Seigneur avec des fouets. Le cœur me manquait en regardant ce supplice. Le Seigneur me dit : « Je souffre une plus grande douleur que celle que tu vois. » Et Jésus me fit connaître pour quels péchés Il se soumit à la flagellation ; ce sont les péchés d’impureté. Oh ! Que les souffrances morales de Jésus furent cruelles, quand Il se soumit à la flagellation ! Il me dit alors : « Regarde et vois le genre humain dans son état actuel ! »

Et au même instant, je vis des choses horribles : les bourreaux abandonnèrent Jésus et d’autres personnes procédèrent à la flagellation. Elles saisirent des fouets, et frappèrent le Seigneur sans miséricorde. C’était des prêtres, des religieux, des religieuses et de hauts dignitaires de l’Eglise, ce qui m’a bien étonnée. Il y avait aussi des laïcs d’âges divers et de divers états. Ils exerçaient toute leur méchanceté sur l’innocent Jésus. Mon cœur était dans une sorte d’agonie. Quand les bourreaux Le frappaient, Jésus se taisait et regardait au loin. Mais quand ces âmes dont j’ai parlé plus haut se mirent à Le flageller, Jésus ferma les yeux et un gémissement sourd, mais terriblement douloureux, s’exhala de Son Cœur. Il me fit voir en détail et connaître la gravité de la méchanceté et de l’ingratitude de ces âmes : « Vois-tu, c’est là un supplice plus douloureux pour Moi que la Mort. »

Alors mes lèvres se turent, et sans mot dire, j’ai commencé à ressentir l’agonie. Je sentais que personne ne pourrait me consoler, ni m’arracher à cet état, sinon Celui qui m’y avait mise. Et le Seigneur me dit : « Je vois la douleur sincère de ton cœur, qui a apporté un immense soulagement à Mon Cœur. Regarde et console-toi » "

"Alors j’ai aperçu Jésus cloué à la Croix. Il était suspendu à la Croix depuis un moment, quand je vis toute une légion d’âmes crucifiées comme Lui. Et je vis une deuxième légion q’âmes et une troisième légion d’âmes. La deuxième légion n’était pas clouée à la croix, mais les âmes tenaient fermement la croix en main. La troisième légion n’était ni crucifiée, ni en ferme possession de la croix ; ces âmes traînaient leur croix derrière elles, d’un air mécontent. Alors Jésus me dit : « Vois-tu ces âmes qui Me ressemblent dans les souffrances et dans les mépris Me ressemblent aussi dans la gloire. Et celles qui sont le moins semblables à Moi dans les souffrances et les mépris, seront aussi le moins semblables à Moi dans la gloire. »
Parmi les âmes crucifiées, le plus grand nombre étaient des âmes d’ecclésiastiques. J’ai reconnu aussi, en croix des âmes que je connaissais, ce qui m’a causé une grande joie. Alors Jésus me dit : « Dans ta méditation de demain tu vas réfléchir à ce que tu as vu aujourd’hui. » - Et aussitôt Jésus disparut. "


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17/04/2005

Puisatiers de la Miséricorde

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Année eucharistique : Indulgence plénière, don de la miséricorde de Dieu

CITE DU VATICAN, Vendredi 14 janvier 2005 (ZENIT.org) - Le pape Jean-Paul II accorde l’Indulgence plénière, aux conditions habituelles, aux fidèles qui participent à des actes de dévotion eucharistique pendant toute l’année eucharistique : le décret à ce sujet paraîtra demain, 15 janvier dans L’Osservatore Romano en italien. Un don du « Dieu miséricordieux » explique le décret.

La Pénitencerie apostolique publie aujourd’hui un décret, signé par le Pénitenciaire majeur, le cardinal James Francis Stafford, où est annoncée la concession, pendant toute la durée de l’année de l’Eucharistie, de l’Indulgence plénière pour des actes particuliers de culte et de vénération du Saint-Sacrement.

L’Indulgence est accordée aux conditions habituelles de confession sacramentelle, de communion eucharistie, de profession de foi et de prière aux intentions du pape, et « l’esprit totalement détaché de l’attachement à tout péché », et ceci, à chaque fois qu’un fidèle participe « avec attention et piété » à un acte liturgique ou à un exercice de piété en l’honneur de l’Eucharistie, exposée solennellement ou présente dans le tabernacle.

L’Indulgence plénière est en outre accordée au « clergé, aux membres des instituts de vie consacrée et des sociétés de vie apostolique et aux autres fidèles tenus par la loi à la récitation de la liturgie des Heures, et à ceux qui ont l’habitude de dire l’Office divin par pure dévotion, à chaque fois qu’à la conclusion de leur journée, ils récitent devant le Seigneur présent dans le tabernacle, en commun ou en privé, les vêpres et les complies ».

L’Indulgence est en outre accordée aux fidèles qui ne pourraient pas, en raison de la maladie ou d’autres causes justes, visiter le Saint-Sacrement, dans une église ou un oratoire. Ils la recevront « chez eux ou bien où qu’ils soient en raison de l’empêchement », si, en repoussant totalement tout péché, et s’ils ont l’intention d’observer, dès que possible, « les trois conditions habituelles », « en accomplissant spirituellement avec le désir du cœur, la visite, en esprit de foi dans la présence réelle de Jésus Christ dans le sacrement de l’autel, et s’ils récitent le Notre Père, et le Credo, en ajoutant une pieuse invocation à Jésus Sacrement (par ex. « Que soit loué et remercié à tout instant le Très Saint Sacrement). »

Plus encore, si même cela leur était impossible, ils obtiendront l’Indulgence plénière s’ils s’unissent avec le désir intérieur à ceux qui pratiquent de façon ordinaire l’œuvre prescrite pour l’Indulgence et s’ils offrent au Dieu miséricordieux les infirmités et les désagréments de leur vie, en ayant eux aussi le propos d’accomplir dès que possible les trois conditions habituelles ».

Le décret invite les prêtres à informer les fidèles de cette disposition de l’Eglise, à se prêter « avec un esprit prêt et généreux à écouter leurs confessions » et à guider de façon solennelle des « prières publiques adressées à Jésus-Sacrement ».

Enfin, le décret invite les fidèles « à donner souvent des témoignages de foi et de vénération envers le Saint-Sacrement ».

La dernière indulgence plénière exceptionnelle avait été concédée par Jean-Paul II lors du Grand Jubilé de l’an 2000 pour la visite d’un des sanctuaires désignés, dans les diocèses, à Rome et à Jérusalem, comme lieu de pèlerinage jubilaire.

Elle accorde la rémission totale devant Dieu de toute « peine temporelle », conséquence du péché, pour les péchés déjà remis grâce au sacrement de la pénitence et de la réconciliation.

On pourra, à ce sujet, se rapporter au Catéchisme de l’Eglise catholique (nn. 1032 ; 1471 et suiv.). La peine temporelle étant ce qui reste à purifié lorsque le péché a été pardonné : les conséquences du péché. Cela peut advenir en ce monde par des actes de charité, ou dans l’autre dans l’étape de purification nécessaire à la communion avec Dieu et traditionnellement appelée « purgatoire ».

Lorsque l’Eglise accorde l’Indulgence plénière, elle puise à la source de la miséricorde divine, dans les inépuisables mérites du Christ, mort et ressuscité « pour nous les hommes et pour notre salut », comme le dit le Credo.

Le Pape est bien mort pendant la Fête de la Miséricorde...

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CITE DU VATICAN, samedi 2 avril 2005 (ZENIT.org) – Le pape a vécu ses dernières heures accompagné par l’intense prière de toute l’Eglise qui célébrait déjà la fête de la Divine Miséricorde, instituée précisément par Jean-Paul II.

L’Eglise célèbre la fête de la Divine Miséricorde le Dimanche après Pâques. Toutefois, selon la liturgie de l’Eglise catholique, une fête liturgique commence par la prière des premières vêpres, c’est-à-dire les vêpres de la veille. Lorsque le pape est décédé, ce samedi à 21h37, l’Eglise célébrait donc déjà la Divine Miséricorde.

Le Saint-Père est par ailleurs décédé un premier samedi du mois. La Vierge de Fatima avait demandé dans un message de consacrer tous les premiers samedis du mois au Cœur Immaculé de Marie.

La dévotion à la Divine Miséricorde constitue un authentique mouvement spirituel au sein de l’Eglise catholique. Elle a été promue par la religieuse polonaise Faustine Kowalska (1905-1938). Celle-ci est connue dans le monde entier pour avoir fait peindre la fameuse icône du Christ Miséricordieux d'après l'apparition dont elle avait été favorisée, pour faire connaître au monde la Miséricorde du Cœur de Jésus.

Le Saint-Père a béatifié sœur Faustine le 18 avril 1993 et l’a canonisée le 30 avril 2000. C’est lors de la canonisation que le pape a annoncé l’institution du Dimanche de la Miséricorde divine.

« Il est alors important que nous recevions entièrement le message qui provient de la Parole de Dieu en ce deuxième Dimanche de Pâques, qui dorénavant, dans toute l'Eglise, prendra le nom de "Dimanche de la Miséricorde divine" », avait-il déclaré.

« Sœur Marie Faustine a été élue par le Seigneur Jésus secrétaire et apôtre de Sa Miséricorde pour transmettre au monde entier son grand message. Dans l'ancien Testament, lui dit-Il, j'ai envoyé à mon peuple des prophètes et avec eux la foudre. Aujourd'hui, je t'envoie vers toute l'humanité avec ma miséricorde. Je ne veux pas punir l'humanité endolorie, mais je désire la guérir en l'étreignant sur mon cœur miséricordieux (P.J. 1588) », précise la biographie de soeur Faustine publiée par le Vatican (cf. www.vatican.va).

Sœur Faustine Kowalska appartenait à la Congrégation des Sœurs de Notre Dame de la Miséricorde. Elle a passé au couvent treize ans, en remplissant les fonctions de cuisinière, de jardinière et de Sœur portière dans plusieurs maisons de la Congrégation, le plus souvent à Plock, Wilno et Cracovie, en Pologne. Elle est morte à l’âge de 33 ans à Cracovie, le 5 octobre 1938. Ses reliques reposent au sanctuaire de la Miséricorde Divine de Cracovie-Lagiewniki.

Buts de la mission de Sainte Faustine

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Paroles du Seigneur Jésus à soeur Faustine:

"Dans l'ancien Testament, j'ai envoyé à Mon peuple des prophètes avec de la foudre. Aujourd'hui, je t'envoie vers l'humanité entière avec ma miséricorde. Je ne veux pas punir l'humanité endolorie, mais je désire la guérir en l'étreignant sur mon coeur miséricordieux."

"C'est un signe pour les derniers temps, après viendra le jour de la justice. Tant qu'il en est temps, que les hommes aient recours à la source de ma miséricorde, qu'il profitent du sang et de l'eau qui ont jailli pour eux."

"Avant de venir comme juge équitable, j'ouvre d'abord toutes grandes les portes de ma miséricorde. Qui ne veut pas passer par la porte de ma miséricorde, doit passer par la porte de ma justice..."

Présentation de Soeur Faustine par le Vatican

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Vie et message d’une sainte de l’an 2000


Voici le rappel de la vie et du message de sainte Marie-Faustine Kowalska (1905-1938) tels que les présente la page des célébrations liturgiques du site du Vatican.

Soeur Marie Faustine, apôtre de la Miséricorde Divine, compte aujourd’hui parmi les Saints les plus célèbres de l’Eglise. Par son intermédiaire, le Seigneur Jésus transmet au monde entier Son grand message de la Miséricorde Divine et montre un modèle de perfection chrétienne fondée sur la confiance en Dieu et sur une attitude miséricordieuse envers le prochain. Elle est née le 25 août 1905, troisième des dix enfants de Marianna et Stanislaw Kowalski, agriculteurs dans le village de Glogowiec.

Au baptême, dans l’église paroissiale de Warckie, elle a reçu le prénom d’Hélène. Depuis son enfance, elle se distingua par l’amour de la prière, l’assiduité, l’obéissance et par une grande sensibilité à la misère des hommes. A neuf ans, elle a fait sa Première Communion qu’elle a profondément vécue, consciente de la présence de l’Hôte Divin dans son âme. Elle a fréquenté l’école pendant moins de trois ans. Adolescente, elle a quitté la maison familiale pour gagner sa vie et pour aider ses parents comme servante dans des familles aisées à Aleksandrów, Lódï et Ostrówek.

Elle a senti la vocation dans son âme dès l’âge de sept ans, mais ses parents n’étant pas d’accord pour qu’elle entre dans les ordres, elle a essayé d’étouffer cette voix intérieure. Cependant, exhortée par la vision du Christ souffrant, elle est partie pour Varsovie où, le 1er août 1925, elle a rejoint la Congrégation des Sœurs de Notre Dame de la Miséricorde. Devenue Sœur Marie Faustine, elle a passé au couvent treize ans, en remplissant les fonctions de cuisinière, de jardinière et de Sœur portière dans plusieurs maisons de la Congrégation, le plus souvent à Plock, Wilno et Cracovie.

Rien ne trahissait à l’extérieur sa vie mystique d’une extrême richesse. C’est avec zèle qu’elle remplissait toutes ses tâches, elle observait fidèlement les règles, recueillie et silencieuse, mais en même temps naturelle, pleine d’un amour bienveillant et désintéressé. Sa vie, très ordinaire, monotone et grise en apparence, cachait la profondeur extraordinaire de l’union à Dieu.`

Sa spiritualité reposait sur la Miséricorde Divine à laquelle elle réfléchissait et qu’elle contemplait dans la parole de Dieu et dans l’aspect quotidien de sa vie. La connaissance et la contemplation du mystère de la Miséricorde Divine développaient chez elle une attitude de confiance d’enfant face à Dieu et de miséricorde envers les autres. Ô mon Jésus, chacun de Tes saints reflète en sa personne l’une de tes vertus, moi, je désire refléter Ton Cœur compatissant et plein de miséricorde, je veux le glorifier. Que Ta miséricorde, ô Jésus, soit imprimée dans mon cœur et dans mon âme, tel un sceau, ce sera là mon emblème en cette vie et en l’autre (P.J. 1242). Sœur Marie Faustine était une fidèle fille de l’Eglise qu’elle aimait comme une Mère et comme le Corps Mystique de Jésus Christ. Consciente de son rôle au sein de l’Eglise, elle a collaboré avec la Miséricorde Divine dans l’œuvre du salut des âmes égarées. Sur le souhait et en suivant l’exemple du Seigneur Jésus, elle a sacrifié sa vie en holocauste. Dans sa vie spirituelle, elle se distinguait aussi par son amour de l’Eucharistie et par sa dévotion profonde pour Notre Dame de la Miséricorde.

Les années passées au couvent abondaient en grâces extraordinaires : révélations, visions, stigmates cachés, participation à la Passion du Seigneur, don de bilocation, de pénétrer le cœur des autres, de la prophétie, ou bien le don rarissime de fiançailles et d’épousailles mystiques. Le vif contact avec Dieu, Notre Dame, les anges, les saints, les âmes au purgatoire - tout cet univers surnaturel - lui apparaissait comme étant non moins réel et vrai que celui qu’elle percevait par ses sens. Malgré cette abondance de grâces extraordinaires accordées, elle savait que celles-ci ne décidaient pas de l’essence de la sainteté. Ce ne sont ni les grâces, ni les apparitions, ni les ravissements, ni aucun don accordé qui la rendent parfaite, mais l’union intérieure de mon âme avec Dieu. Ces dons ne sont que des ornements de l’âme, mais ils ne constituent ni le contenu, ni la perfection. Ma sainteté et ma perfection consistent en une étroite union de ma volonté avec celle de Dieu (P.J. 1107).

Sœur Marie Faustine a été élue par le Seigneur Jésus secrétaire et apôtre de Sa Miséricorde pour transmettre au monde entier son grand message. Dans l’ancien Testament, lui dit-Il, j’ai envoyé à mon peuple des prophètes et avec eux la foudre. Aujourd’hui, je t’envoie vers toute l’humanité avec ma miséricorde. Je ne veux pas punir l’humanité endolorie, mais je désire la guérir en l’étreignant sur mon cœur miséricordieux (P.J. 1588).

La mission de Sœur Marie Faustine consistait en trois tâches.

Il s’agissait tout d’abord de rendre proche et annoncer au monde entier la vérité révélée dans les Ecritures Saintes sur l’amour miséricordieux de Dieu envers tout homme,

La deuxième était d’implorer la Miséricorde Divine pour le monde entier, en particulier pour les pécheurs, notamment par la pratique des formes nouvelles, annoncées par le Seigneur Jésus, du culte de la Miséricorde Divine, qui sont les suivantes : le tableau du Christ avec l’inscription Jésus, j’ai confiance en Toi ! , la Fête de la Miséricorde Divine le premier dimanche après Pâques, le Chapelet à la Miséricorde Divine et la prière à l’Heure de la Miséricorde Divine (15 H). Le Seigneur Jésus liait à ces formes du culte, ainsi qu’à la propagation de la dévotion à la Miséricorde, de grandes promesses à condition de se fier à Dieu et de pratiquer un amour actif envers le prochain,

La troisième tâche que comportait la mission de Sœur Marie Faustine consistait à inspirer le mouvement apostolique de la Miséricorde qui est chargé de propager et d’obtenir par la prière la Miséricorde Divine pour le monde et qui tend à la perfection sur le chemin montré par la Bienheureuse Sœur Faustine. Ce chemin est celui d’une confiance d’enfant en Dieu, laquelle s’exprime dans l’accomplissement de Sa volonté et dans une attitude de miséricorde envers les autres. A l’heure actuelle, ce mouvement au sein de l’Eglise concerne des millions de personnes à travers le monde, à savoir des congrégations, des instituts laïques, des prêtres, des confréries, des associations, différentes communautés d’apôtres de la Miséricorde Divine et des particuliers qui se chargent, à titre individuel, des tâches transmises par le Seigneur Jésus par l’intermédiaire de Sœur Marie Faustine.

Le message de Sœur Faustine a été noté dans son Petit Journal qu’elle a rédigé par la volonté du Seigneur Jésus et de ses confesseurs. Elle y a fidèlement noté tous les souhaits de Jésus, de même qu’elle a décrit l’union intime de son âme avec Dieu. Secrétaire de mon plus profond mystère, disait le Seigneur Jésus à Sœur Faustine, ton devoir est d’écrire tout ce que je te fais connaître à propos de ma miséricorde au profit des âmes qui en lisant ces écrits seront consolés et auront le courage de s’approcher de moi (P.J. 1693).

Cet ouvrage nous rend proche d’une manière extraordinaire le mystère de la Miséricorde Divine. Il enchante non seulement les gens simples, mais aussi les scientifiques qui y découvrent une source supplémentaire de recherche théologique. Le Petit Journal a été traduit en plusieurs langues, entre autres en anglais, allemand, italien, espagnol, français, portugais, russe, hongrois, tchèque et slovaque.

Ravagée par la maladie et par de nombreuses souffrances qu’elle a supportées en tant que sacrifice bénévole pour les pécheurs, entièrement épanouie spirituellement et unie à Dieu, Sœur Marie Faustine est morte à Cracovie le 5 octobre 1938, âgée à peine de 33 ans.

La gloire de la sainteté de sa vie a crû rapidement avec la propagation de la dévotion pour la Miséricorde Divine et au fur et à mesure des grâces obtenues par son intercession. De 1965 à 1967, à Cracovie s’est déroulé le procès diocésain sur sa vie et ses vertus et en 1968, à Rome, a été ouvert le procès de béatification, clos en décembre 1992. Le 18 avril 1993, sur la Place Saint-Pierre de Rome, le Saint Père Jean Paul II a procédé à l’acte de sa béatification.Ses reliques reposent au sanctuaire de la Miséricorde Divine de Cracovie-Lagiewniki.

© Vatican.va

Article diffusé par Zenith le 19 avril 2004


16/04/2005

Prologue : Marie explique à Soeur Faustine quelle est sa mission

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Note 265 du "Petit Journal" de Soeur Faustine

Le soir quand je priais, la Vierge Marie me dit : « Ta vie doit être semblable à la mienne : douce, cachée, union incessante à Dieu, intercéder pour l’humanité et préparer le monde à la seconde venue de Dieu. »

Toute nouvelle dévotion, lorsqu'elle est véritable, trahit un double mouvement : dans son prime élan, sa stricte véracité est balisée scrupuleusement par le dogme de la Sainte église catholique, dont elle ne retranche, ni n'augmente aucun trait, comme le Christ a dit le faire de l'ancienne Alliance. De même que Jésus a accompli les Prophètes, en révélant et faisant don en plénitude de l'Esprit qui a parlé par eux, de même un nouveau language mystique ne saurait être la traduction non rigoureusement littérale d'un lexique originel, celui de la pureté de la lettre et de l'esprit évangéliques. Sa grammaire est nouvelle, plus performative, car notre vieille chair Adamique, quoique rachetée, porte encore les moignons, peaux mortes et scories du vieil homme, et a ainsi besoin du choc d'une nouvelle forme, d'un déluge broyant et emportant sur son passage toutes les fatigues, usures, déformations que nous lui avons infligées.
Double mouvement donc, grammaire nouvelle pour matière immuable. En ce sens, la dévotion de la Miséricorde est une réactivation du culte du Sacré-Coeur, laissé en friche (en partie), comme un trésor rouillé, délaissé, défiguré par une imagerie sulpicienne. Mais la matière est là, inchangée dans et malgré le silence du siècle, inondant le globe de toute la généreuse amplitude de l'espace ouvert et empressé de ses bras, comme un gigantesque Corcovado...

Ainsi en va-t'il certainement de la Divine Miséricorde, si l'on peut toutefois adopter cette autorité de ton au sujet de si grave et insigne objet...
Voici, de la bouche même du Seigneur, révélée au monde la dévotion quintessentielle, celle qui part bien droite du Coeur du Christ, en deux rayons, l'un rouge - le sang coulé de la Croix qui nous rachète, l'autre blanc - qui nous purifie dans l'eau du baptême, pour aller frapper nos coeurs, si nous les ouvrons, tel le projectile lourd et puissant de l'arbalète : la Divine Miséricorde.

C'est à Soeur Faustine, entre les deux guerres que fut progressivement révélé le plan divin touchant cette grâce qui doit sauver et ramener nombre d'âmes au foyer du Coeur de Jésus, qui est leur résidence naturelle - c'est pourquoi c'est Lui qu'elles cherchent dans la nuit profonde où gît la vallée de larmes. Lorsque Jean-Paul II fit de Soeur Faustine la première sainte du XXIème siècle et du troisième millénaire, le premier Dimanche de la Miséricorde de l'histoire (celui après Pâques 2001, cette institution, on y reviendra, comptait parmi les demandes de Jésus et revient à créer un jour d''indulgence plénière par an), il savait très bien qu'il accédait ainsi aux demandes de Jésus confiées à sa compatriote.

Cet espace se consacre donc à la répercussion du message de la plus haute importance laissé par le Christ lui-même, confié à une humble soeur - on sait, ce qui est souvent utilisé à charge contre leurs véracités-, que les enfants et les humbles constituent le gros fretin des apparitions et révélations mystiques, mais pas d'inquiétude! Plusieurs imposants poissons-chameaux ont passé et passeront encore le chas de l'aiguille...
Qu'est-ce, en quelques mots, que cette Miséricorde dite Divine?
La confiance absolu dans la pardon accordé par le Père à l'enfant qui vient lui déverser sa misère. Petite Thérèse le disait comme suit : " Oui je le sens, quand même j'aurais sur la conscience tous les péchés qui se peuvent commettre, j'irais, le cœur brisé de repentir, me jeter dans les bras de Jésus, car je sais combien Il chérit l'enfant prodigue qui revient à Lui. Ce n'est pas parce que le bon Dieu, dans sa prévenante miséricorde, a préservé mon âme du péché mortel que je m'élève à Lui par la confiance et l'amour.". Saint-Thérèse est la grande annonciantrice de cette infusion massive de la Miséricorde.
Mais ce que Jésus n'aura de cesse de qualifier de plus grand attribut divin au cours des dialogues qu'il tiendra avec Faustine (on appelle cela des locutions intérieures), cette Miséricorde, est un brasier plus puissant que mille soleils à fondre le péché et à le transmuter en grâce ; il durera son temps. Mais après le temps de la Miséricorde, viendra celui de la Justice, comme universellement annoncé, qui est lui-même une des formes de la Miséricorde .

« Ta vie doit être semblable à la mienne : douce, cachée, union incessante à Dieu, intercéder pour l’humanité et préparer le monde à la seconde venue de Dieu. »
Serons-nous prêts lorsqu'il viendra comme un voleur?

Nous nous proposons à travers cet outil de diffuser tout ce qui concerne cette armure des derniers temps.
Nous serons moins bavard, une fois passé le seuil de cet incipit, laissant toute la place à la Lumière.


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